Refaire de la SBM, avec les Monégasques, le fleuron économique et social de Monaco

Plus de 120 adhérents, impatients de participer au PEP SBM sont venus enrichir le programme de Primo! Qu’ils soient employés, cadres ou retraités de l’entreprise ou qu’il s’agisse de familles qui, comme tous les Monégasques, se sentent concernés par l’avenir de la SBM, le débat fut passionnant et passionné entre la salle et les référents de Priorité Monaco (Roman Aureglia, Stéphane LorenziJean-Charles Emmerich, Christian Carlesi-Sorasio et Alain Valli), avec la garantie qu’un Conseil National fort saura leur redonner confiance.

Le Gouvernement doit redonner aux dirigeants de la SBM des orientations stratégiques conformes aux intérêts de Monaco et des Monégasques

Inutile de tracer le bilan d’années de choix malheureux, les chiffres parlent d’eux-mêmes (officiellement 138 millions d’euros de pertes cumulées sur les cinq dernières années). Selon la direction, tout va bien, « on doit continuer à chercher sur quoi on peut faire des économies (…) Vous avez devant vous un président heureux… avec de mauvais résultats ».

Les adhérents ont illustré ces choix hasardeux en citant une série de contre-performances: Betclic, la fermeture du Cabaret et du Moods après d’importants investissements, les resorts à Marrakech ou Abu Dhabi. Mais c’est évidemment la stratégie, qui aboutit à la réduction du secteur Jeux, au profit de l’immobilier, qui inquiète le plus.

Dans ce contexte, la question centrale concerne l’actionnaire principal, qui, à travers le Gouvernement, avec 67% du capital, ne joue plus son rôle dans la définition des orientations stratégiques de l’entreprise. Le Gouvernement ne peut plus se contenter d’observer les pertes, qui se cumulent années après années.

Primo! tire un signal d’alarme et propose si la liste est élu, de donner tout leur vrai poids aux réunions tripartites (entre la SBM, le Gouvernement et le Conseil national) en en faisant une instance plus exigeante de reporting et de prises de décisions stratégiques.

Remettre les jeux au cœur de la SBM

Dans le monde entier, et plus particulièrement dans les villes les plus concurrentielles pour Monaco, les Casinos sont florissants et inventifs. La SBM semble se satisfaire d’un déclin qu’elle accentue même parfois en réduisant la voilure.

Primo! en appelle au Gouvernement pour faire valoir efficacement son rôle d’actionnaire principal par la mise en place réelle de toutes les mesures techniques, financières et humaines nécessaires. Le service marketing doit, notamment, connaître un important développement. La relance des Jeux ne doit pas être une déclaration d’intention mais un engagement concret assorti des budgets et des moyens techniques et humains nécessaires. Ce plan de relance est largement soutenu par les adhérents présents lors du PEP.

Social : Non au déclin

La SBM semble se résigner au déclin en matière de politique de ressources humaines, à l’encontre de la qualité de service ambitionnée. En quelques années, les effectifs des employés de Jeux sont passés de 420 à 380 et pourraient descendre à 300, comme le permet la Convention collective signée en 2015. Rien qu’aux Jeux américains, Casino et Café de Paris, 50 postes ont été perdus en 7 ans. De plus, la priorité nationale est de moins en moins respectée dans le déroulement des carrières. Pire, les nationaux n’ont plus de sécurité de l’emploi, avec des licenciements (sans faute professionnelle) ou des départs à la retraite forcés intervenus ces derniers mois. La politique de fusion des profils et de « polyvalence » est mal vécue, car elle va accentuer la chute du nombre d’emplois pour les jeunes Monégasques et entrainer une dégradation de la qualité des services. Le système de notation et la gestion des carrières sont plus que jamais contestés.

Après la stratégie, c’est toute la politique de ressources humaines qui met en risque l’entreprise et se traduit par une dégradation très forte du dialogue social avec, notamment une baisse de la motivation et une hausse de l’absentéisme.

Primo ! : Un plan ambitieux de ressources humaines pour accompagner la relance

Primo ! ne se satisfait pas d’une spirale de repli avec pour seul objectif la réalisation d’économies. Le nouveau positionnement de la stratégie de l’entreprise doit s’accompagner d’un plan ambitieux et réaliste de ressources humaines pour accompagner la relance, en particulier des Jeux.

  • Par l’anticipation des besoins : La nouvelle stratégie de développement permettra de connaître, de manière planifiée, les besoins en termes de postes et d’encadrement grâce à une meilleure anticipation, par exemple,  des départs à la retraites. Primo ! propose d’anticiper les besoins en ciblant et en formant les personnes les plus susceptibles de remplir ces besoins, au tout premier rang desquels les Monégasques.
  • Par une réelle gestion des parcours dans l’entreprise, sans obsession de la polyvalence mais en valorisant les expertises de chacun.
  • Par une vraie politique ambitieuse de formation, avec la mise en place d’une École des Jeux annuelle afin de maintenir le niveau de compétence et d’embaucher de jeunes Monégasques pour maintenir le niveau de service.
  • Par le strict respect de la Priorité Nationale. La préférence nationale n’est plus appliquée systématiquement. Dans l’administration, des postes sont volontairement éloignés des compatriotes. Dans les jeux, le recul est patent. Par exemple, cinq promotions récentes au Café de Paris concernent des non-Monégasques. A la SBM, Primo!, c’est aussi « Priorité aux Monégasques », à compétences égales, bien entendu.
  • En faisant travailler les entreprises Monégasques. La dimension nationale peut être étendue à tous les fournisseurs de la SBM. Trop souvent, les appels d’offres privilégient des entreprises parfois très lointaines, au détriment non seulement des rentrées fiscales à Monaco mais également de toutes les équipes compétentes, inventives de ces entreprises locales qui connaissent parfaitement Monaco et la SBM.

Les adhérents ont approuvé ce plan global de relance de la SBM. Pour que la voix des Monégasques soit mieux entendue, il est prévu de demander au Gouvernement, comme pour toutes les entreprises concessionnaires de service public ou dans lesquelles l’État détient une part du capital significative, qu’un siège d’administrateur soit attribué sur proposition du Conseil national.

SBM : Pourquoi il faut voter Primo !

Pour conclure, Stéphane VALERI a résumé le sentiment de l’assistance : « Il faut refaire de la Société des Bains de Mer le fleuron économique et social dont Monaco et les Monégasques ont besoin ».  Priorité Monaco sera la seule liste entière qui pourra, avec un Conseil national fort et uni, faire prendre en compte cet objectif ambitieux mais vital pour toute la Principauté.

Au moment d’écrire cet article, aucune volonté ni marque d’intérêt pour la SBM n’ont été exprimées par les listes concurrentes. Le sujet a, il est vrai, des raisons de les embarrasser. Rappel des faits.

  • Mr Nouvion venant d’être nommé administrateur de la SBM. Après avoir défendu sans réserve son Président ces derniers mois, il sera difficile à Mme Fresko d’aborder la question en prenant le point de vue des salariés. Sur le fond, cela n’étonnera pas les Monégasques, puisque Mr Nouvion, soutenu par Mme Fresko, alors à la présidence du Conseil national, n’a rien demandé et évidemment rien obtenu au moment du vote de la désaffectation d’une parcelle de terrain public sur le site du Sporting : rien pour les Jeux, rien pour le Cinema, rien pour les Monégasques. On peut d’ailleurs s’interroger sur ses interventions partisanes, répétées et agressives, dans un récent meeting et sur facebook, dans le cadre de la campagne électorale, alors que son statut d’administrateur d’Etat devrait le conduire à un devoir de réserve.
  • Mr Grinda, directeur, et Mr Allavena, administrateur de l’Opéra, auront sans doute, comme par le passé, la prudence de ne rien reprocher à la SBM qui les héberge et les soutient au sein de la Salle Garnier.

Autrement dit : Pour la SBM comme pour tous les sujets pour lesquels les Monégasques ont besoin d’un Conseil national fort, le 11 février prochain, votez Liste entière Primo! 

On se dit tout